
Il n’y a plus de drapeaux israéliens sur le fronton de la mairie de Nice, dans le sud-est de la France. La justice administrative a demandé au maire, Christian Estrosi, de les retirer, jeudi 26 juin. Ces drapeaux pavoisaient la mairie depuis l’attaque du Hamas en Israël, le 7 octobre 2023, suscitant la colère de militants pro-palestiniens, à l’origine du recours en justice.
Publié le : 27/06/2025 – 07:34
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Le maire de Nice a retiré lui-même des drapeaux israéliens accrochés sur la façade de la mairie depuis les attaques meurtrières du Hamas du 7 octobre 2023 en Israël, après avoir été sommé, jeudi 26 juin, par la justice administrative française de le faire sous cinq jours. Même si cette décision lui « paraît injuste », Christian Estrosi a déclaré devant la presse : « Je suis un républicain, je respecte les décisions et la loi de mon pays et j’ai donc décidé d’enlever les drapeaux. »
Au fur et à mesure de l’intensification de la riposte israélienne à Gaza, ces drapeaux étaient devenus un point de crispation pour les militants pro-palestiniens niçois, qui manifestent régulièrement pour demander leur retrait.
Le tribunal administratif de Nice a estimé que « ce pavoisement, eu égard à sa persistance dans le temps, à l’ampleur prise par le conflit au Moyen-Orient et aux tensions mondiales existantes, ne peut être regardé comme un unique symbole de soutien aux otages, mais doit être regardé comme un soutien à l’État israélien et donc comme la revendication d’une opinion politique ». Il devra, dans un second temps, se prononcer sur le fond du dossier. Ici, il statuait seulement en référé, c’est-à-dire en urgence.
Le tribunal administratif a considéré qu’il s’agissait d’une atteinte au principe de neutralité du service public, explique Marion Ogier, avocate en droit public au barreau de Paris, au micro de Baptiste Coulon, du service France de RFI : « Monsieur Estrosi faisait valoir que le drapeau israélien constituait une marque de soutien auprès des otages. Il ne s’inscrivait pas dans le cadre d’un conflit et d’une prise de position. Le tribunal administratif a considéré que certes, cela pouvait s’inscrire comme une marque de soutien aux otages, mais que compte tenu du contexte international que l’on connaît actuellement, il faut considérer que pour n’importe quel administré, afficher le drapeau israélien ne signifie pas uniquement une marque de soutien aux otages. Ce soutien peut également être interprété comme une prise de position dans le conflit israélo-palestinien. Et c’est la raison pour laquelle il a considéré que le principe de neutralité avait été ici méconnu. »
Après avoir retiré lui-même les drapeaux, Christian Estrosi a ensuite dévoilé, à l’entrée de la mairie, une affiche avec les visages des otages israéliens encore retenus par le Hamas. Dans le reste de la France, trois communes ont été contraintes ces derniers mois à retirer des drapeaux palestiniens de leur fronton, à la suite de recours préfectoraux validés par la justice administrative.
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