, Municipales 2026. À 89 ans, né sous le Front populaire, sera-t-il le plus vieux maire de France

Municipales 2026. À 89 ans, né sous le Front populaire, sera-t-il le plus vieux maire de France

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Il pourrait devenir l’un des maires les plus âgés de France ! Élu à Mazères depuis 1977, maire depuis 1995, Louis Marette est candidat à sa réélection. La commune compte environ 4 000 habitants, elle est située dans le département de l’Ariège, « à 25 minutes de Toulouse, via l’autoroute ». Né le 23 août 1936, « l’année du Front populaire », Louis Marette fêtera ses 90 ans quelques semaines après les élections municipales. Ces dernières se déroulant les 15 et 22 mars 2026.

« Nous ne nous arrêtons pas parce que nous vieillissons, mais nous vieillissons parce que nous nous arrêtons. »

Louis Marette, 89 ans Maire de Mazères (Ariège)

Pour l’instant, aucun candidat n’est officiellement déclaré contre lui. En se représentant, Louis Marette suit les pas de son ami et mentor, André Trigano. L’ancien édile de Mazères (1971-1995), puis de Pamiers (1995-2020), est resté maire jusqu’à l’âge de 94 ans. Louis Marette a été son premier adjoint à Mazères, avant de lui emboîter le pas. Bon pied, bon œil, l’Ariègeois se targue d’être aux commandes d’une commune « en bonne santé », comme lui. Interview.

Actu : Louis Marette, vous avez aujourd’hui 89 ans. N’était-il pas le moment de transmettre le flambeau ?

Louis Marette : « Je suis en bonne santé ! Quand j’ai officialisé ma candidature, l’ensemble des adjoints étaient d’accord pour repartir avec moi. André Trigano a été maire jusqu’à l’âge de 94 ans. Quelques mois avant sa mort, il m’a incité à suivre ses pas. Je ne recherche pas un record. J’éprouve du plaisir à faire ce que je fais. Nous ne nous arrêtons pas parce que nous vieillissons, mais nous vieillissons parce que nous nous arrêtons. J’en ai fait ma devise ! Une adjointe sait déjà qu’elle devra me remplacer en cas de problème. Il ne me reste plus beaucoup d’années à vivre, j’en suis bien conscient. C’est la roue du temps ! »

« Mon parti, c’est Mazères »

Vous n’avez plus d’étiquette politique, pourquoi ?

L. M. : « J’ai toujours été à droite, et je le revendique. Pendant 25 ans, j’ai été le président départemental de l’UDF (parti fondé par l’ancien président de la République Valéry Giscard d’Estaing). Lors de la création de l’UMP en 2002, j’en ai pris la présidence au niveau départemental. Par ailleurs, j’ai soutenu toutes les campagnes politiques d’André Trigano, député de l’Ariège. Désormais, je suis affilié à aucun parti. Mon parti, c’est Mazères. D’ailleurs, au niveau de mon équipe municipale, je suis entouré à la fois par des gens de gauche et par des gens de droite. »

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Comme certains élus, avez-vous fait de la politique un métier ?

L. M. : « Non, je suis ingénieur à la retraite. À la SNCF, j’ai eu l’occasion de suivre d’importants chantiers comme celui de la gare souterraine Paris Austerlitz. En fin de carrière, j’ai travaillé dans une filiale spécialisée dans les centrales hydroélectriques. J’ai été maire en même temps. »

« Ils n’en ont rien à cirer »

Quel regard portez-vous sur la fonction de maire ? Avez-vous observé une transformation au cours de ces années ?

L. M. : « Oui, et pas de manière positive, je vous le dis ! J’en veux beaucoup à la loi NOTRe de 2015, qui a redéfini les compétences attribuées à chaque collectivité territoriale. Les compétences intéressantes ont été volées au maire et transférées à la communauté de communes. Je pense en particulier à l’économie. Mazères possède quatre zones industrielles. Elles ont été créées à l’initiative d’André Trigano et de moi-même. Maintenant, c’est la communauté de communes qui gère cela. C’est une stupidité ! Plus nous sommes près du terrain, meilleure est la gestion. »

Vos administrés peuvent-ils s’y retrouver dans ce millefeuille territorial ?

L. M. : « Lorsque vous interrogez les habitants, ils ne savent pas qui préside la communauté de communes. Quand les déchets débordent dans les conteneurs, ils viennent me voir. Ce n’est pourtant pas de ma compétence ! Ça leur est égal. Je suis le maire, donc c’est à moi de me débrouiller. Le président de la communauté de communes, ils n’en ont rien à cirer. »

« Les gens viennent à la mairie pour hurler à la mort »

Quelles compétences vous restent-ils ?

L. M. : « Mes compétences se réduisent quasiment aux mariages et aux enterrements. On nous a piqué l’eau, l’assainissement, l’économie, l’urbanisme,… La fonction me passionne toujours. Mais j’ai le sentiment de devoir gérer beaucoup les difficultés. Quand il y a un incendie en pleine nuit, c’est le maire que l’on appelle ! Il faut une présence constante. Mon téléphone demeure allumé à chaque fois. Mais je ne suis pas là pour me plaindre. J’aime toujours ce mandat d’élu. »

Cela peut-il expliquer le désamour pour la fonction ? Dans les petites communes, nombreux sont les maires qui rechignent à se représenter.

L. M. : « C’est un autre débat. Je suis aussi premier vice-président de l’association des maires d’Ariège. Par conséquent, j’ai l’occasion de côtoyer des maires démissionnaires. Ces derniers ont surtout le sentiment de ne plus être respectés. Le lien entre l’élu et les administrés s’est distendu. Les gens viennent à la mairie pour hurler à la mort. La fonction est même parfois devenue dangereuse. Contrairement aux grandes villes, vous n’avez pas non plus pléthore d’agents pour vous épauler. Mazères est pourtant la sixième ville du département. »

Combien gagne un maire ?

L. M. : « Je touche une indemnité d’environ 1400 euros. Mais ce n’est pas un métier, c’est une vocation. J’ai une bonne retraite, je n’ai pas besoin d’argent. Je suis maire parce que cela me plaît. Nous formons une bonne équipe au sein du conseil municipal. À la fin des réunions, on apporte toujours de quoi manger. C’est convivial ! Je suis né à Mazères, j’ai été président du club de foot, du comité des fêtes,… J’ai la chance d’être en bonne santé et je ne me vois pas jouer à la pétanque tous les après-midi. Même si j’adore ça ! »

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