Dix ans après les attentats du 13 novembre 2015, les archives municipales et métropolitaines d’Orléans conservent le souvenir de l’élan de solidarité des orléanais. Des dizaines de mots y sont conversés. Plus que des documents d’archive, ces messages sont devenus des « objets de mémoire ».
Dix ans plus tard, que reste-t-il de ces messages de soutien, témoignant l’effroi de toute une population ? Quelques dizaines de pancartes et de mots écrits sur du papier sont conservés aux archives municipales et métropolitaines d’Orléans. « C’est plus qu’un document d’archive, c’est carrément un objet mémoriel« , estime Christelle Bruant, archiviste. « Ça permet de se dire qu’à Orléans aussi, les habitants ont témoigné de leur effroi et du soutien.«
Certains documents sont aujourd’hui très abîmés. « Il n’y a qu’un échantillon très réduit [des mots laissés sur les deux places d’Orléans] qui a été récupéré« , témoigne Christelle Bruant. « Le dilemme de la Collectivité, c’est que ces messages ont été déposés pour être visibles de tous. Donc il fallait les laisser dehors, pour qu’ils soient vus, mais ça impliquait de les laisser sous la pluie. L’idée, c’était quand même de pouvoir les garder, comme une forme de commémoration et de souvenir dans le temps. »Dix ans après les attentats, ces documents ne sont pas encore consultables par le grand public. « Il faut qu’on les inventorie », reconnaît l’archiviste, qui n’a pas encore eu le temps de se pencher sur le sujet par manque de temps. L’idée serait de faire un inventaire de tous ces messages, d’en faire des copies pour que le public puisse les consulter sans les abîmer, et pourquoi pas également proposer une campagne photographique en ligne.





