, EN IMAGES – 13 novembre : dix ans plus tard, les messages de soutien des Orléanais conservés aux archives municipales

EN IMAGES – 13 novembre : dix ans plus tard, les messages de soutien des Orléanais conservés aux archives municipales

Dix ans après les attentats du 13 novembre 2015, les archives municipales et métropolitaines d’Orléans conservent le souvenir de l’élan de solidarité des orléanais. Des dizaines de mots y sont conversés. Plus que des documents d’archive, ces messages sont devenus des « objets de mémoire ».

C’est l’une des images marquantes après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris : des centaines de bougies et de messages déposés sur la place du Martroi et la place de la République à Orléans. Comme dans de nombreuses villes de France, les habitants se sont spontanément rassemblés, pour témoigner leur soutien avec les victimes de ces attentats qui ont fait 132 morts.
Sur la place du Martroi, à Orléans, des pancartes étaient déposées sur la statue Jeanne d’Arc après les attentats du 13 novembre. © Aucun(e) – Ville d’Orléans

Des centaines de bougies, de fleurs, et de messages après les attentats de Paris, sur la place du Martroi à Orléans. © Aucun(e) – Ville d’Orléans

Dix ans plus tard, que reste-t-il de ces messages de soutien, témoignant l’effroi de toute une population ? Quelques dizaines de pancartes et de mots écrits sur du papier sont conservés aux archives municipales et métropolitaines d’Orléans. « C’est plus qu’un document d’archive, c’est carrément un objet mémoriel« , estime Christelle Bruant, archiviste. « Ça permet de se dire qu’à Orléans aussi, les habitants ont témoigné de leur effroi et du soutien.« 

La tour Eiffel, le drapeau français, et la mention « pray for Paris » (priez pour Paris) reviennent sur de nombreux messages déposés par les Orléanais. © Radio France – Cécile Da Costa

Certains documents sont aujourd’hui très abîmés. « Il n’y a qu’un échantillon très réduit [des mots laissés sur les deux places d’Orléans] qui a été récupéré« , témoigne Christelle Bruant. « Le dilemme de la Collectivité, c’est que ces messages ont été déposés pour être visibles de tous. Donc il fallait les laisser dehors, pour qu’ils soient vus, mais ça impliquait de les laisser sous la pluie. L’idée, c’était quand même de pouvoir les garder, comme une forme de commémoration et de souvenir dans le temps. »Dix ans après les attentats, ces documents ne sont pas encore consultables par le grand public. « Il faut qu’on les inventorie », reconnaît l’archiviste, qui n’a pas encore eu le temps de se pencher sur le sujet par manque de temps. L’idée serait de faire un inventaire de tous ces messages, d’en faire des copies pour que le public puisse les consulter sans les abîmer, et pourquoi pas également proposer une campagne photographique en ligne.

Parmi les objets déposés également sur la place du Martroi à Orléans, une Une de Charlie Hebdo, l’hebdomadaire cible d’un attentat 10 mois avant le 13 novembre. © Radio France – Cécile Da Costa