
correspondant
Premier adjoint de la cinquième ville de France et privé de tout pouvoir, Gilbert Stellardo (div. d.) se trouve désormais dans une situation inconfortable. Vendredi 5 juillet, le maire de Nice, Jacques Peyrat (UMP-RPR), lui a retiré toutes ses délégations, y compris celle des finances. Cette décision entérine le divorce politique entre les deux hommes au terme d’une crise qui a commencé en mars 2001. Peu de temps après les élections municipales, M. Stellardo avait annoncé son intention de briguer le fauteuil de maire en 2007. Aussi M. Peyrat justifie-t-il aujourd’hui sa décision par une perte de confiance : « L’annonce de sa candidature, il y a plus d’un an, m’avait choqué. En se positionnant ainsi, Gilbert Stellardo a ouvert un fossé. On ne peut diri g er une équipe municipale sans la confiance réciproque entre les principaux adjoints et le maire. »
De son côté, non seulement M. Stellardo n’a pas l’intention de démissionner, indiquant qu’il restera jusqu’à la fin de la mandature premier adjoint, mais il confirme sa candidature en 2007 : « Jacques Peyrat ne dit pas la vérité. Ce n’est pas un problème de confiance, mais de concurrence. Lorsqu’il a été élu en 2001, il m’avait dit que ce serait son dernier mandat. Il s’était engagé sur ce point. Après la courte victoire de mars 2001 [Jacques Peyrat n’avait obtenu que 3 000 voix d’avance sur la liste de gauche plurielle conduite par le socialiste Patrick Mottard], il est revenu sur sa décision. » une gestion assainie
La crise entre les deux hommes s’est avivée à l’occasion des législatives. M. Peyrat, qui dit avoir d’abord soutenu la candidature de M. Stellardo dans la 1re circonscription de Nice, précise aujourd’hui : « La majorité présidentielle a désigné un autre candidat. Dès lors, la logique voulait qu’il se désiste en faveur du candidat de s a propre famille. Il ne l’a pas fait, malgré mes demandes. C’est une faute politique. Le résultat lui a été très largement défavorable. » M. Stellardo, n’ayant recueilli que 12,11 % des suffrages, avait été privé de second tour. Jérôme Rivière (UMP) avait été élu, avec 58, 14 % des voix, face à Patrick Allemand (PS). Pour M. Stellardo, l’épisode ne suffit pas à justifier la crise municipale : « Il y a un problème d’ego chez Jacques Peyrat, qui est plus mégalo qu’extrémiste. C’est avant tout un homme qui veut le pouvoir pour lui tout seul, et qui est incapable de travailler en équipe », affirme-t-il. Tandis que le maire qualifie son premier adjoint d’ « incompétent en matière politique ».
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