Le maire de Noisseville, en Moselle, a publié ce lundi un message sur les réseaux sociaux, suite à la démission du Premier ministre, Sébastien Lecornu. Il se dit usé par « la mascarade politique actuelle ».
Le cri du cœur d’un maire de Moselle, . Geoffrey Schutz, élu à Noisseville, commune d’un millier d’habitants à l’est de Metz, a publié un message sur Facebook, ce lundi soir, disant « subir de plein fouet la mascarade politique actuelle ». Celui-ci décrit le sentiment désabusé des citoyens, l’ampleur des enjeux, et les » luttes de pouvoir stériles, les guerres d’ego et les calculs partisans » qui empêchent de traiter des vrais sujets : « le pouvoir d’achat, la sécurité, l’éducation, la santé, la transition écologique et la place de la France dans le monde. » « Je suis juste affligé, désabusé et vraiment en colère. J’en veux à l’ensemble de la classe politique parce qu’on est très décriés, on est très moqués aussi », explique le maire. « Ce sont des luttes de pouvoir stériles, ce sont des guerres d’égo qui ne servent ni la démocratie, ni encore moins la France. On n’a même plus l’impression d’avoir de réelles têtes pensantes qui connaissent les vraies difficultés des Français. »
Geoffrey Schutz dit d’ailleurs avoir reçu un certain nombre de messages de soutien depuis la publication de ce post, car nombreux sont les Français, maires ou citoyens, partageant le même sentiment de gâchis. « Ils me demandent ce qui va se passer concrètement, parce que c’est très flou, on n’estime pas forcément bien les conséquences, on ne sait pas forcément ce qui va se passer. Mais c’est également flou pour les maires, et c’est également flou pour l’ensemble de la population. Même des gens qui étaient très investis au niveau politique, n’ont plus envie, j’ai l’impression, d’aller aux urnes, et je peux les comprendre », insiste-t-il.D’autant qu’il n’y a pas qu’au niveau national que la situation est complexe à gérer : il y a aussi, au niveau local, des susceptibilités et des décisions à prendre. Mais les élus locaux se remontent peut-être un peu plus les manches pour tenter d’y parvenir, selon Geoffrey Schutz. « L’opposition, on en a partout dans les conseils municipaux. Mais si on reste sur l’échange, la communication, le dialogue, et parfois des consensus, on va avancer », décrit-il. « La place d’un maire et d’une équipe municipale est pourtant complexe aussi : on a les administrés en première ligne, donc on est dans l’obligation de s’adapter. Là, actuellement, au niveau de l’État, on ne s’adapte pas. Chacun va prêcher pour sa paroisse. Et je mets tous les partis politiques dedans : depuis deux jours, ça part dans tous les sens, entre la nomination d’un nouveau ministre, la dissolution, la démission du président, la destitution… Ca part vraiment dans tous les sens », s’agace-t-il. « Il n’y a aucune cohérence, pour moi, et c’est triste. »
Geoffrey Schutz dit d’ailleurs avoir reçu un certain nombre de messages de soutien depuis la publication de ce post, car nombreux sont les Français, maires ou citoyens, partageant le même sentiment de gâchis. « Ils me demandent ce qui va se passer concrètement, parce que c’est très flou, on n’estime pas forcément bien les conséquences, on ne sait pas forcément ce qui va se passer. Mais c’est également flou pour les maires, et c’est également flou pour l’ensemble de la population. Même des gens qui étaient très investis au niveau politique, n’ont plus envie, j’ai l’impression, d’aller aux urnes, et je peux les comprendre », insiste-t-il.D’autant qu’il n’y a pas qu’au niveau national que la situation est complexe à gérer : il y a aussi, au niveau local, des susceptibilités et des décisions à prendre. Mais les élus locaux se remontent peut-être un peu plus les manches pour tenter d’y parvenir, selon Geoffrey Schutz. « L’opposition, on en a partout dans les conseils municipaux. Mais si on reste sur l’échange, la communication, le dialogue, et parfois des consensus, on va avancer », décrit-il. « La place d’un maire et d’une équipe municipale est pourtant complexe aussi : on a les administrés en première ligne, donc on est dans l’obligation de s’adapter. Là, actuellement, au niveau de l’État, on ne s’adapte pas. Chacun va prêcher pour sa paroisse. Et je mets tous les partis politiques dedans : depuis deux jours, ça part dans tous les sens, entre la nomination d’un nouveau ministre, la dissolution, la démission du président, la destitution… Ca part vraiment dans tous les sens », s’agace-t-il. « Il n’y a aucune cohérence, pour moi, et c’est triste. »

