, Pour les 100 ans de son beffroi, la ville de Calais collecte des documents d’archives auprès des habitants

Pour les 100 ans de son beffroi, la ville de Calais collecte des documents d’archives auprès des habitants

, Pour les 100 ans de son beffroi, la ville de Calais collecte des documents d’archives auprès des habitants

Des photos, des dessins ou même des films super 8… la ville de Calais recherche des vieux documents et objets permettant de raconter l’histoire du beffroi de l’hôtel-de-ville. Il symbolise la fusion des communes de Calais et Saint-Pierre. Ces documents permettront de constituer un album partagé.

C’est plutôt un jeunot dans la famille des beffrois de la région, classés au patrimoine mondial de l’Unesco : le beffroi de Calais fête ses 100 ans, cette année. Il faut dire que l’hôtel-de-ville qu’il domine a été construit dans l’entre-deux-guerres, pour marquer la fusion entre les communes de Calais, la maritime, et de Saint-Pierre, la cité des denteliers. De nombreuses animations seront proposées aux habitants pour fêter cet anniversaire, à la mi-avril, mais d’ores et déjà, la ville lance une grande collecte de photos et documents sur le beffroi.L’idée est de créer un album partagé, avec les habitants, afin d’enrichir les collections des archives municipales et leur site internet. Et tous les objets ou documents privés -photos, dessins ou vidéos- sont intéressants, assure Aurélie Gomez, guide conférencière au service Ville d’art et d’histoire de Calais : « Cela peut être des photos personnelles ou lors de cérémonies, comme les mariages, par exemple, On n’y pense pas forcément, mais c’est aussi des photos à l’intérieur de l’hôtel-de-ville, au niveau de l’escalier d’honneur de la salle. C’est un mobilier qui a disparu aujourd’hui, ou du moins qui n’est plus présent. Et puis, à l’extérieur, on a eu la compagnie « Royal de luxe » qui est passée à Calais, donc je pense que lors de ces gros événements, les gens prennent beaucoup de photos et ça pourrait être aussi très enrichissant d’avoir ces photos-là, à montrer au public. »

Ces documents seront numérisés et restitués à leurs propriétaires, mais il est aussi possible de faire un don au profit des archives municipales qui sont un peu pauvres sur la période d’avant le classement à l’Unesco en 2005 et l’ouverture au public du beffroi en 2011. La ville recherche donc des pépites. « On a installé un ascenseur dans le beffroi qui a entraîné la disparition du moteur qui dirigeait les quatre cadrans d’horloge, ajoute Aurélie Gomez. Or sur ce moteur, aujourd’hui, on n’a pas d’éléments du tout, pas de photos. Il en est de même pour les cloches qui ont disparu après guerre. On a mis un carillon électronique, aujourd’hui, qui continue de jouer l’air « La gentille Annette » de notre compositeur français Boieldieu. Mais pour les cloches, nous n’avons qu’une photo dans un livre sur les carillons, mais ça s’arrête là. Et c’est vrai qu’on aimerait vraiment avoir un peu plus d’éléments sur ces choses qui ont disparu, mais qui font quand même partie de l’histoire du lieu. »

Pour célébrer ce centenaire, en plus de l’exposition,  comme des visites en costumes Belle époque, des démonstrations de maître verrier ou ferronnier. Il y aura aussi un mapping, une projection d’images géantes, pour souligner l’architecture du bâtiment, raconte Stéphane Lecarrié, responsable du service animation à la ville : « Nous avons voulu proposer un show pour mettre en avant le fabuleux travail de Louis Debrouwer, l’architecte de l’Hôtel-de-ville de Calais, et faire en sorte que les visiteurs perçoivent justement tous ces détails. La grande difficulté pour les artistes, c’est qu’il y a beaucoup de fenêtres, peu de surfaces planes et qu’il va y avoir un gros travail de conception en amont. »Ce sont d’ailleurs les progrès des vidéoprojecteurs d’aujourd’hui qui permettent ce mapping. Car la brique rouge de la façade du bâtiment est un obstacle à la réflexion de la lumière. Il faudra une dizaine de ces machines puissantes pour réussir la projection.